

-PREPARATION AVEC DES CHAUSSURES MINIMALISTES :
Je pense que le travail sur la foulée a été profitable. L'amplitude était réduite, évitant ainsi les bonds et réceptions lourdes sur les appuis.
Durant de nombreuses heures, j'étais en réception sur l'avant ou le « midfoot » mais, la fatigue arrivant et les douleurs diverses pointant le bout du nez (tension cheville gauche qui a engendré une douleur genou droit sur la dernière partie de la course), ma foulée a repris en mode attaque par le talon, moins difficile.
L'entraînement doit se poursuivre afin que la foulée soit au top.
Du travail : on n'a jamais rien sans rien.
-PREPARATION AVEC DES SEANCES DE BAREFOOT :
Là aussi, le travail sur la foulée a été profitable.
Le hic, sur l'épreuve, c'est qu'avec l'humidité des pieds due au sol détrempé, la plante s'est ramollie.
Le pied s'est donc retrouvé avec des endroits très très souples et d'autres beaucoup moins.
Résultat, des plis sous les pieds avec frictions et gênes durant la seconde partie de l'épreuve, dans la matinée. Une visite auprès de la podologue de l'épreuve a été nécessaire (mise en place d'un élasto sur la plante pour la tirer et éviter les plis).
Je pense que le barefoot est une bonne préparation, mais qu'avant une épreuve, il est nécessaire de faire un soin de pédicurie pour enlever toute la peau « dure » si l'on porte des running sur l'épreuve.
-LES CHAUSSURES :
Les rockets sont de bonnes chaussures. Solides, légères.
Je pense que la tension/douleur cheville gauche est plus le résultat des appuis aléatoires sur certaines parties du parcours (terrain très gras) que le celui de l'utilisation de ces chaussures.
Un bon choix, je pense.
-LA COURSE :
J'ai énormément de chose à écrire au sujet de cette épreuve.
Je l'avais découverte par l'intermédiaire de quelques critiques sympathiques sur le net.
Il était proposé, en plus du 24h, un 6h et un 12h. Mon épouse, désireuse de recourir un 6h était intéressée. Le choix était donc fait. Malheureusement, des aléas ont fait que je me suis aligné seul .
Jeudi 1er décembre :
Après une dure journée de labeur, train direction Rognac où mes parents me récupèrent.
Vendredi 2 décembre au matin :
Derniers petits achats et repas de midi avec mes parents et une de mes tantes et son époux pas revus depuis mon mariage.
Vendredi 2 décembre après midi :
Comme d'habitude, je me rends assez tôt sur l'épreuve afin d'avoir le temps de tout préparer et surtout de me mettre en état psychologique. C'est un peu la dernière inspiration avant une plongée en apnée.
Et c'est là que tout commence.
J'arrive sur place, il est 15h30. Le temps n'est pas agréable car il a bien plu.
Le parcours est délimité mais le reste n'est pas prêt.
La salle prévue pour le repos éventuel n'est pas ouverte. Ce sera celle-ci ou celle-là ?
La ou les tables du ravito ? Je n'en vois pas.
Le ravitaillement froid, c'est le long de la piste (pas vu car pas installé) et le ravitaillement chaud, c'est dans une salle. laquelle ??
Une enquête digne des meilleurs polars.
Tout ce que je sais, c'est qu'un vestiaire est ouvert. On s'y change mais il ne faut pas y laisser d'affaires personnelles car il ne sera pas surveillé.
Le stress monte. Pas celui de la course, celui des nerfs.
Je me dis (prémonition ???) que cela ne va pas s'arrêter là.
Le temps passe sans que rien ne se décide réellement et environ une heure avant le coup d'envoi des hostilités, les dossards sont remis aux participants (c'est un peu tard). La distribution aurait due être faite à 16h00, mais les puces n'avaient pas été triées.
Je me fatigue nerveusement alors que la course n'a pas encore débuté.
Finalement, je me mets en tenue, je pose mon sac à proximité de la piste dans une petite salle (à 25m de la piste) : il n'y a pas, à mon goût, assez de place pour tout le monde.
Il faut savoir qu'une autre salle a été mise à disposition (salle de baby gym), mais qu'elle se trouve trop loin de la piste, ce qui est loin d'être pratique.
En plus, il fallait le savoir, la salle de baby gym était un « piège » où sont tombés organisateurs et certains coureurs.
En effet, durant l'épreuve, il a été demandé aux participant de retirer leurs affaires de cette salle car. car. Il y avait un cours de prévu : les aléas du direct, vous me direz !!
J'avance un peu....
Nous sommes proches du départ et là, j'entends que le circuit fait (de mémoire) 1150 m et que la mesure a été faite grâce à. UN GPS.
Je regarde autour de moi, j'observe, je me dis qu'une faille temporelle s'est ouverte et que j'ai changé de dimension.
C'est la première fois que j'entends ça.
Les organisateurs veulent un label « FFA » et mesurent la piste au GPS !!! Oupss !!! Y'a comme une c...e dans le potage.
Un circuit de 24h se mesure à l'odomètre (la roulette ou un vélo qu'utilise un juge « FFA » comme je l'ai vu sur les 24h de St-Fons). Entre 2 points, le GPS fait une droite, pas l'odomètre qui lui suit la trajectoire idéale. Combien mesure ce foutu parcours ??? That is the question.
Je rajoute une couche à mon énervement et je tasse un peu, car il va falloir encore stocker des mauvaises nouvelles.
Attention, il est presque 18h et le départ va être donné !!
Non, je blague ! Pour qu'une cata soit complète, il faut toujours. la fameuse « panne informatique » !!
Et qui dit panne informatique dit : pas de comptage au passage des dossards sous l'arche magnétique.
Du coup, on retarde le départ de quelques minutes et moi, je commence à me les geler car je suis habillé pour courir, pas pour faire du surplace.
Au bout de quelques minutes (30 environ.), et malgré la panne, les organisateurs décident de donner le départ. Ouf !
Le comptage se fera à la main.
Je suis bon en mathématiques, donc je pose l'équation :
comptage à la main = (pas de classement + pas de vitesse et de kilométrage) en temps réel
Celle-là, elle est dure.
Je pars au feeling.
D'ailleurs, je me dis que je vais bien. Je suis mieux qu'à St-Fons, vraiment mieux et pourtant quand je regarde mon chrono au bout de quelques tours, je me dis que j'éclaterais bien le GPS des organisateurs.
A mon avis, il a un peu merdé dans sa mesure. Il doit manquer quelques mètres aux 1150 annoncés.
Le circuit :
Il passe sur un bout de piste d'athlétisme, sur de la pelouse, de la terre, du gravier, du bitume/béton. Il doit être très agréable par temps sec :
-La pisteok,
-le gravierok (malgré un dévers important sur 200m),
-la terre plus ou moins bien (humide. cata, sèche. ok),
-le bitume/béton ok sur le sec, @ !! dans les endroits trempés,
-la pelouseun marécage sur 10m et détrempée ailleurs (terrain lourd),
Près de la tente de comptage, l'eau a formé une mare qu'il est impossible de franchir sauf si l'on fait du saut en longueur. Du coup, les organisateurs placent sur le bord un petit « trampolino » qu'il faut emprunter en se déhanchant, hop, hop et petit saut. Ce n'est pas agréable.
Sur les 6 jours d'Antibes, face à un problème similaire, les organisateurs avaient placé des palettes, ce qui était beaucoup plus pratique.
Je reviens sur le marécage : 10 m à plonger les pieds dans l'eau, ça fait des chaussures trempées par de l'eau mélangée à de la terre, des pieds gelés et fripés.
Ca n'a pas duré longtemps, de nombreuses heures avant qu'une bonne âme détourne le parcours vers un morceau moins humide, rallongeant ainsi ce dernier de quelques mètres. non comptabilisés, bien sûr. C'est bon pour le moral.
De même, il aura fallu attendre la fin de matinée du 03 décembre (sauf erreur de ma part) pour qu'une pompe soit installée et que l'eau proche de la tente de comptage soit aspirée et évacuée.
L'important, c'est de l'avoir fait, même si je l'aurais souhaité bien avant. Du coup, plus de hop, hop et petit saut ! (voir supra).
Puisque je suis sur le parcours, parlons du ravito froid : un service minimum.
De l'eau, des abricots secs et des morceaux de sucre, un peu de banane et d'orange. Un peu de coca mais pas trop car les bulles sont dangereuses pour la santé.
Ravito chaud : mieux mais pas assez proche de la piste.
-café, croissants, barres chocolatées, purée, soupe, etc.
L'idéal aurait été d'avoir tout au même endroit, directement sur la piste pour ne pas « courir » à gauche et à droite.
De plus, je me suis pointé pour deux ravitos chauds et il n'y avait personne pour servir. Grosse perte de temps.
Une podologue et un kiné étaient aussi sur place.
Bien, sauf quand on vous dit, alors que vous venez voir la podo : « elle est partie faire son jogging ! » et que personne n'a son numéro pour la contacter. Le pied, en somme !
Vous voyez que j'avais bien fait de tasser quand je parlais de mon énervement.
J'allais oublier. Il n'y avait pas de service de secours : pas de pompiers, pas de croix rouge, pas de médecin. Je pensais que c'était obligatoire.
Revenons à la course : 24h + deux autres épreuves : 6h et 12h.
Au lieu de cadrer les départs des 6 et 12h, le choix a été laissé aux concurrents.
« Tu pars quand tu veux du moment que tu fais 6 ou 12h ».
C'est tout sauf attrayant. Il est quand même très agréable de partir ensemble et de se tirer la bourre sur l'épreuve. Un choix loin d'être judicieux à mon avis.
Chronométrage :
Au bout de deux ou trois heures de course, nous avons eu droit à un affichage des situations, une fois par heure : retour au service minimum.
Quelques heures plus tard, nous avons eu l'affichage sur télé mais en réduit : nom et prénom + position : nettement insuffisant. Le kilométrage en temps réel n'a été affiché que très très tardivement. Trop tardivement.
Fin d'épreuve :
Je m'attendais à ce qu'au bout des 24h il y ait la prise en compte de tous les mètres effectués. Que nenni, les 24h finies, tu ramènes ton dossard : « Le GPS, une fois rangé, ne veut plus ressortir de sa boîboîte où qu'il était bien au chaud le chti pépère ».
Du coup, soit tu cours moins de 24h, soit plus de 24h (si tu boucles le dernier tour).
Le temps :
Merdique dans l'ensemble.
Vent, pluie, froid, soleil et chaleur. Bref, un bel assortiment. De nombreuses fois, j'ai tout ressenti sur le même tour de circuit avec en prime, les pieds trempés. Le corps a fait le « yoyo » avec les sensations.
Voilà pour ce qui est de l'organisation de ces 24h.
Les organisateurs souhaitent obtenir un label « FFA ».
Dans la situation actuelle, c'est un rêve inaccessible.
Il faut une rigueur dans l'organisation, une anticipation des désirs des coureurs, une logistique qui ne soit pas un parcours du combattant pour les participants.
Le circuit doit être revu. Il doit passer devant un ravito complet chaud/froid, à proximité immédiate d'une salle de repos/vestiaires/toilettes. Il doit y avoir des tables pour les ravitos personnels.
La mesure du circuit doit se faire à l'odomètre et le circuit doit être balisé correctement (zone moins larges). Une épreuve de 24h prend fin quand les 24h se sont écoulées, pas avant ni après.
Eviter les passages qui pourraient devenir un enfer en cas de changement de temps (pelouse, terre molle).
Avoir davantage de bénévoles (je sais que ce n'est pas facile de trouver du monde). L'encadrement d'une épreuve de 24h ne s'improvise pas.
L'affichage pour les participant doit être complet : temps de course, nom, dossards + nombre de tour (ou kilométrage), position. Il doit être lisible sans qu'il y ait nécessité de s'arrêter.
L'animation doit être confiée à un pro. A Marignane, il n'y avait pas assez de commentaires et de musique (surtout la nuit : pas d'habitations à proximité donc pas de gène).
Il faut prévoir un service de secours sur place.
Tout cela a un coût qu'il faut répercuter sur l'inscription. Payer plus cher ne me dérange pas si je paye pour quelque chose de bien.
Même si je peux paraître très très critique (Stéphanie), c'est pour faire avancer les choses. De même, je n'oublie pas de dire que les bénévoles étaient chaleureux et très sympathiques. Les participants l'étaient également.
Quelques changements ne feront que du bien. Marignane peut devenir un rendez-vous important.
CONCLUSION :
J'ai essayé de ne prendre que du plaisir sur cette course mais cela a été difficile. Les conditions n'étaient pas bonnes. Je me suis demandé bien des fois si je n'allais pas arrêter et partir tellement j'avais les nerfs. Même mon matériel m'a joué un sale tour. Mon second lecteur MP3 est tombé en rade, le bougre. Du coup, l'environnement devenait encore plus perceptible. Il m'était alors impossible de me mettre en total isolement mental.
Dans ces conditions, je termine second en 23h56'45 '' et 189.174 km après avoir mené la course sur plus de 100km. Bravo Xavier pour ta première place et bravo à tous les participants.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à choisir les prochaines épreuves qui me mèneront soit aux 6 jours d'Antibes 2012, soit à la Milkil 2012.
Merci du temps passé à la lecture de mon billet.
J'ai le choix entre 2 épreuves d'ultra :
-6 jours d'Antibes en juin,
Ou
-la 1000kil en juin.
J'avoue que j'ai une énorme envie de faire la 1000kil : 1000 km à parcourir en moins de 12 jours. J'en ai des frissons !!!
Il me faut un staff (2 personnes au moins) et un véhicule adapté pour me suivre et dans lequel je pourrai dormir.
Affaire à suivre :
Site de la Milkil :
http://www.yanoo.net/index.php?load=news&key=1362
Si vous voulez m'aider, contactez-moi.
L'entrainement, a été très light cette semaine.
25 km pour le moment (éventuellement une petite séance de 15 km aujourd'hui)..
Très light pour ne pas me blesser d'autant que je traine une petite gêne au niveau du pied gauche.
Sensation étrange de peau sensible sous le point d'appui de l'avant-pied. Il n'y a rien sur la radio. Bizarre...
Bref, tout est paré : train aller/retour, matos...
200km en objectif.
Wait and see.
Je verrai ça après l'épreuve qui est dans moins de 7 jours.
* Du 7 au 13 novembre :
100,46 km parcourus en 9h29'19" et 7 séances.
Une seule séance de barefoot : 9 km en 46'24" sur les quais.
Le reste a donc été réalisé en mini, y compris une grosse séance dominicale de 35 km en 3h19'.
* Du 14 au 20 novembre :
80,66 km parcourus en 7h10'42" et 6 séances.
Deux séances de barefoot :
-58'56" et 10,11 km de nuit à la frontale (un pied absolu...),
-48'59" et 9,89 km sur les quais à Lyon.
Le reste s'est composé de :
-2 séances mini pour 20 km environ,
-2 séances avec les chaussures choisies pour les 24h (Adidas Adizero Rocket) pour 40 km environ (très bonnes impressions).
Les sensations sont excellentes en barefoot, mini ou Adizero.
Le corps et l'esprit sont en harmonie. Vivement décembre que je me laisse aller...
Les deux semaines qui arrivent vont être réduites :
-semaine 1 : 50/60 km maxi sur 4/5 séances exclusivement en vitesse spécifique (10km/h environ),
-semaine 2 : une séance le lundi ou mardi, 30' maxi en vitesse spécifique, juste pour les sensations et le vendredi 18h, les 24h.
Je vais également profiter de ces semaines pour cadrer mon alimentation végétalienne sur l'épreuve.
Du bonheur...
Si l'entraînement se passe bien, j'ai deux anciennes douleurs qui
viennent me revoir :
- tension ischios droits. Cela ne s'est fait ressentir que sur ma séance de 30km de ce dimanche et doit être due, à mon avis, à un manque d'hydratation (j'avais prévu un peu juste et en ce moment, je ne bois pas assez... je le sais).
- J'ai également une douleur qui revient au gros orteil pied droit.
Lorsque je le plie, cela commence à me faire mal. Des étirements de l'avant du pied (fasciite) me font du bien. Je vais donc continuer ce type d'étirements. Un pied droit moins voûté que le pied gauche est sûrement à l'origine de cette douleur.
Semaine 44 - 2011 :
Le total s'est monté à 6h58'47" d'effort et 71,09 km parcourus, le tout sur 6 séances.
Barefoot : 1h48' et 19,7km.
Le reste a été réalisé avec les minis (newfeel).
Dernière séance de la semaine : le dimanche 06 novembre 2011 : 2h44'46" et 30km.
Je surfe toujours sur le net à la recherche d'une paire de Saucony
Hattori qui devrait être ma paire pour les 24h, si tout va bien...
Je suis maintenant à 4 semaines des 24h de Marignane et le programme à venir est :
- deux semaines d'entraînement standard (environ 200km au total),
- deux semaines pour faire du jus et appréhender avec un maximum de chance l'épreuve des 24h avec comme objectif +200km.
Semaine variée au niveau des allures et des chaussures également.
Dans l'ordre :
-minimalistes newfeel pour le plus gros du kilométrage.
-barefoot pour 34 km environ,
-chaussé de runnings traditionnelles sur 11,44 km pour les samedis du jogging le 22 octobre au parc de Lacroix-Laval avec Running Conseil Lyon-Limonest (prochaine séance ouverte à tous le 5 novembre 2011 à 9h15 - entrée principale du Parc).
Pour ce qui est du mini, tout fonctionne parfaitement :
Je constate que ma vitesse augmente.
Je précise tout de même que je ne suis pas un de ces coureurs bouclant le marathon en moins de 2h30... Faut pas rêver quand même... (j'en rêve un peu... but it's only a dream...).
Pour en revenir à cette augmentation de la vitesse, petite anecdote :
"Cette semaine, j'avais emprunté les quais et fait un tour du parc de la tête d'Or. Vitesse sur les quais : 11 à 12 km/h.
Vitesse dans le parc : 12 et plus (deux kilomètres à plus de 14 km/h).
A la sortie, je croise un collègue et trois autres coureurs.
Je décide de rentrer au service avec eux.
Nous attaquons les quais direction rue de la Part-Dieu (environ deux
kilomètres sur les quais). Nous parlons de la course minimaliste (j'avais mes "newfeel") et de cinq
nous passons à trois coureurs : vitesse 13/14 km/h.
J'augmente le rythme, histoire de varier les plaisirs et de tester mes accompagnateurs. Cela se fait avec un échange, sur le barefoot, les courses, les entraînements, etc... Bref, nous vivons un moment 100% course à pied.
De trois nous passons à deux, et pour cause, mon partenaire m'indique que nous avons une vitesse de 17,6 km/h (vitesse qui me sera confirmée par mon application micoach embarquée sur mon Blackberry)."
Plus d'un kilomètre à une vitesse de 17,6km, j'apprécie...
Le minimalisme en est-il une cause ?
Je pense que le travail réalisé par le changement de la foulée et de
chaussures y est pour quelque chose.
Au niveau barefoot :
Mes pieds supportent bien. La sensibilité s'est atténuée réellement. Il m'arrive, lorsque le revêtement est vraiment trop 'pourri' (nombreux graviers par exemple) de jurer un bon coup mais une fois le piège passé,
cela repart comme en 40.
D'ailleurs, ce dimanche 23/10, j'ai réalisé une séance de 2h23'composée de :
-13 kilomètres en mini en 1h12' environ,
-12 kilomètres en barefoot en 1h11' environ.
J'ai plus apprécié les pieds nus que les pieds chaussés. Cette sensation de "liberté" lorsque le revêtement n'est pas trop agressif est tout bonnement "jouissive". N'y voyez rien de sexuel surtout : "Jouissif,
-ive, adj., fam. Qui procure un plaisir intense, des sensations fortes."
En plus, j'avais ressenti quelques tensions dans les muscles du dos
après mes premières séances (une forme de crispation due à la nouveauté du travail demandé, crispation qui durait parfois 48 heures). Cela s'estompe réellement. Le pied nu, mieux préparé à la course, entraîne de
moins en moins cette réaction de contraction intense dans tous les
muscles de la jambe et du dos lors d'un obstacle rencontré par le pied.
Il m'arrive encore de sentir les muscles du périnée se contracter (rares occasions) sur certains revêtements : désagréable mais je sais qu'ils existent toujours... lol...
Effectivement, le travail musculaire est totalement différent. Un pied chaussé y va allègrement, quel que soit le lieu alors que le pied nu doit faire tout un travail qui part de l'analyse à la réponse musculaire
adaptée.
Mes pieds travaillent maintenant alors qu'ils se la coulaient douce
depuis une quarantaine d'année, les bougres !!!
Et le froid dans tout ça ? Me direz-vous : malgré ces petites
températures présentes chaque jour, cela se passe plutôt bien. J'ai froid aux mains mais pas aux pieds. Je vais donc tester la course sur les mains ou à quatre pattes très prochainement !!
Restons sérieux...
Pour finir, et pour vous motiver un peu à réaliser quelques séances en barefoot, je vous dirais qu'en ville comme en bourg, le visage des gens que vous croisez reste toujours un bon moment d'analyse.
Vous avez celui qui :
- vous prend pour un dégénéré, un va-nu-pieds dans le sens le plus vil du terme. Le visage de celui qui vous toise, pour résumer.
- rit. C'est très drôle (à priori) de voir quelqu'un courir les pieds
nus. Mouai... je ne trouve pas ça drôle même si je préfère cette
réaction à la première.
- souffre à votre place : le visage crispé qui reflète une pensée
endolorie... Ce visage vous voit comme un torturé volontaire souffrant à chaque pas. Comme dirait ma fille : "Même pas mal !!"
- vous prend pour un fou : il va se faire mal. Il y a de super
chaussures et il court les pieds nus !! LOCO !! Bof ! Moi j'm'en balance comme dirait l'autre.
- vous regarde, qui aimerait essayer mais qui n'en fait rien. La plupart du temps c'est pour une notion d'image car la pression de la société est trop grande. Ne pas être comme les autres,
c'est s'exclure. Celui qui est exclu est seul et personne ne veut être seul...
Messieurs, les pratiquants du barefoot ne sont pas seuls. Peu à peu, leur nombre grandit à chaque pas qu'un va-nu-pieds pose sur le sol...
- reste indifférent. De deux chose l'une, soit c'est une vraie
indifférence, soit elle cache un visage cité plus haut.
Essayez et vous verrez !!
"Que la force soit avec nous. Toujours."
La 3ème édition de
l'Ultra Trace de Saint Jacques aura lieu du samedi 14 avril 2012 au mercredi 26 avril 2012.
Cette course de 730 km emprunte le chemin de Saint Jacques de Compostelle entre le Puy en Velay et Saint Jean Pied de Port, dans les Pyrénées . (60% de chemin - 40 % route)
Après la première étape de 23.5 km, les 11 autres seront de 55 à 70 km par jour.
Cette course est limitée à 25 coureurs
Inscription 820 €
Pour plus de renseignements :
ultratracestjacques@yahoo.fr Patrick BONNOT
Thethird edition of the l'Ultra Trace de Saint Jacques will begin saturday the 14th of april 2012 and will end wednesday, the 26fh of april 2012.
This running race of 730 km is passing by the Saint Jacques de Compostelle way between le Puy en Velay and Saint Jean Pied de Port, in the Pyrénées . (60% track - 40 % road).
After the first stage of 23.5 km, the 11 others will be between 55 and 70 km by dayLimited at 25 runnersEntry 820 €More informations : ultratracestjacques@yahoo.fr Patrick BONNOT
Sur mes grandes courses, je porte les couleurs de l'association "Rêves" dont le but est la réalisation des rêves des enfants malades.
Comme toute association, pour fonctionner, "Rêves" a besoin de fonds et de bonnes volontés.
Dans plusieurs départements de France, vous trouverez une antenne de cette association.
Ainsi, vous pourrez donner un peu de votre temps, organiser une manifestation au bénéfice de "Rêves" et pourquoi pas, si vous le pouvez, donner un peu d'argent pour que les rêves des enfants malades ne s'arrêtent pas brusquement.
Aujourd'hui,
3000 rêves ont été réalisés...
3000 enfants avec le sourire et des étoiles dans les yeux,
3000 familles aidées,
mais surtout, une maladie oubliée, ne serait-ce qu'un instant...
Alors, pensez à eux...
http://www.reves.fr/fr/menu/actualite/3000eme-reve,92.html?PHPSESSID=qk1kdupoeflrch2qne3k1gtmp3
En ce qui me concerne, je suis en ce moment en chaussures super-minimalistes : des newfeel de Décathlon (les chaussures en toile à 8/9 euros dans lesquelles il faut mettre une semelle) sans semelle intérieure.
Ce qui m'a poussé à faire ce choix ?
Après les 6 jours d'Antibes, j'ai acheté une paire de Saucony avec un gros amorti. Et après 400 km, j'ai retrouvé une tension ischio-fesse droite que j'avais oubliée avant Antibes, quand je courais avec de l'Adidas ou Asics de compétition (très proches du sol avec une pente faible talon/orteils).
Retour au faible amorti/minimalisme ? Why not ?
Cela fait maintenant une semaine que je pratique avec les newfeel. Ma jambe droite se fait oublier. Avouez qu'à 8 euros la paire...
Pour compléter tout ça, je vais reprendre, de temps en temps, comme il y a un an, des séances de barefoot (10/15km).
Pour l'instant, le barefoot, c'est 5 km maxi, une fois dans la semaine, le temps que mes pieds s'habituent.
*******
Végétalien et maintenant coureur minimaliste avec séances de barefoot... Faut que je me calme.. Serait-ce un rejet de la société ???
Hum, hum...
That is the question !
Côté physique :
Le corps n'étant pas une machine, je me suis heurté à des soucis non
rencontrés sur d'autres courses.
Résultat : de multiples ampoules (moi qui en ai rarement) qui ont amené un retrait rapide et à vif par le médecin de la course de l'ongle de mon petit orteil droit et aussi une contracture musculaire au quadriceps gauche (compensation)...
Un bon apprentissage... qui renforce mon expérience... même si « L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos et qui n'éclaire que le chemin parcouru » (Confucius).
Mon classement au terme de cette épreuve : 16^ème au général sur 92 classés (et 124 inscrits) avec 616 km et 709 m.
Déçu, triste ?
Sur le coup, c'est vrai que comptais faire davantage de kilomètres mais finalement, cette épreuve m'a apporté bien plus que cela.
J'ai voyagé au plus profond de mon corps. A chaque pas, j'ai crocheté, avec plus ou moins d'aisance, une nouvelle serrure, libérant ainsi un accès qui me conduisait toujours plus loin, mais toujours plus profondément en moi. Un voyage mystique, une aventure intérieure exaltante parsemée de douleurs et de plaisir... Un voyage vers l'essentiel : la connaissance de soi.
Ce voyage vers la connaissance de soi, je le sais, je le poursuivrai en
2012 si Gérard Cain et son équipe décident de poursuivre l'aventure des 6 jours d'Antibes. Il me reste encore tant de choses à découvrir.
******
Je dédie cette aventure à mon épouse, ma fille, et mon staff technique en la personne de mon beau-frère et de sa petite famille antiboise, sans oublier « Rêves » bien entendu.
J'ai rencontré, sur Antibes, des bénévoles d'une grande gentillesse qui oeuvrent chaque jour pour que des enfants puissent réaliser leurs
rêves... Encore bravo et merci d'avoir été présents au moment de la fin de l'épreuve...
Merci également à Running Conseil Limonest et à Intériale pour son aide financière.
Le résultat, pas à la hauteur de ce que je souhaitais, est tout de même très positif pour la suite de la saison.
En effet, mon objectif principal est pour juin prochain : les 6 jours d'Antibes. Et jusqu'à cette échéance, je dois travailler sans casser la machine.
Pour en revenir à St-Fons : j'ai abandonné au 148ème kilomètres pour cause de forte chaleur durant la journée.
Il faut dire que la semaine précédente avait été très très ensoleillée.
Trop pour être franc.
Le jour J, un pic de chaleur était annoncé... Et il était bien présent surtout.
35° en plein soleil et plus de 25 à l'ombre... Une horreur pour qui déteste la chaleur comme moi.
Néanmoins, je prends le départ calmement. Je décide d'être sur une base de 9.5 à 10 km par heure.
Au bout du 30ème tour (et du 30ème kilomètre), je suis 8ème sur l'épreuve. Je regarde les autres coureurs et je me dis que je ne vais pas tarder à avancer dans le classement : certains trop jeunes sont partis trop vite et d'autres présentent déjà une foulée lourde de fatigue...
Effectivement, 30 kilomètres plus tard, je me retrouve second.
Il fait très chaud. Malgré les boissons que j'ingurgite, cela fait deux heures que je n'ai plus envie d'uriner (ce qui est un signe, en ce qui me concerne).
J'avance, les tours s'enchaînent. Au 100ème kilomètre (en 10h30
environ), le premier de la course fait des pauses... Pour vomir... Trop chaud, trop vite, il en paye les conséquences.
Ses soucis gastriques m'ouvrent la voie et au kilomètre 102, je passe en tête sans avoir modifié ma foulée.
J'avance toujours, mais malgré le soir qui arrive, je n'arrive pas à me refroidir... J'ai toujours aussi chaud.
Kilomètre 130, je me ravitaille et au moment de repartir, alors que
j'avais encore très chaud, je baille et d'un coup, j'ai très froid.
Je rentre dans le gymnase afin de me changer. Et là, bingo... le début de mes ennuis.
Je retire mes booster définitivement (j'ai baissé ces dernières au kilomètre 80 car j'avais horriblement mal aux mollets).
Une crampe mollet droit arrive, je souffre et une fois la douleur passée, je continue à me changer...
Deuxième crampe au même mollet... 30 secondes plus tard... Un peu plus forte....
La douleur s'estompe et je continue à me changer...3ème crampe au mollet droit.... TERRIBLE... je n'ai jamais eu aussi mal...
Pour faire court, 3 crampes en 5 minutes mais 5 crampes au total...
Bref, une crampe partie !!!
J'ai toujours froid, malgré ma tenue adaptée... J'ai trop pris la chaleur dans la journée...
Je ressors, je cours et je termine 18 tours supplémentaires en seconde position.
Je sens que cela ne sert à rien de forcer juste pour terminer. Juin est proche et je ne veux pas tout foutre en l'air.
J'arrête donc. Je me change après un peu de repos et je quitte St-Fons vers 5h00 du matin.
Bilan positif en fin de compte car je sais que si je gère correctement la chaleur, je peux aller loin.
Mon approche des 6 jours d'Antibes tiendra donc compte de ce facteur (planning adapté et alimentation/boisson en fonction). Dernier test "in vivo" le 15 mai 2011 lors des 6 heures de MURE.
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